Fournir une éducation et une information juridiques crédibles et accessibles aux membres du public pour les aider à aborder leurs problèmes juridiques

Appartements, emplois et mariages : il s’agit de choses quotidiennes que nous considérons rarement comme des questions juridiques. Cependant, lorsqu’il arrive quelque chose et que nous faisons face à une expulsion, à du harcèlement au travail ou à un divorce, les conséquences juridiques deviennent un sujet brà»lant. Presque tout le monde aura besoin de renseignements juridiques crédibles et pratiques pour traiter d’une question juridique à un moment donné dans la vie.

L’éducation et l’information juridiques aident les gens à se renseigner sur des lois particulières et sur leurs droits et les aident à comprendre les options dont ils disposent pour faire face à leur situation juridique. L’éducation et l’information juridiques aident les gens à se préparer à aborder leurs problèmes juridiques, seuls ou avec l’aide d’un avocat, d’un parajuriste ou d’un travailleur de première ligne communautaire, comme un travailleur en établissement.

LA FONDATION FINANCE L’ÉDUCATION ET L’INFORMATION JURIDIQUES COMME SUIT :

Services directs au public: Reach Canada fournit des renseignements juridiques sur des sujets tels que le bien-être mental, les droits des personnes handicapées et les aménagements en milieu de travail à  toutes les personnes atteintes d'une invalidité et, au besoin, a recours à  des interprètes et à  des technologies adaptatives pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle ou auditive.

Formation des travailleurs de première ligne: La Coalition d'aide aux victimes de la traite de personnes a fourni à  des travailleurs de première ligne une formation sur les complexités juridiques et sociales de la traite de personnes et a remis à  des fournisseurs de services non traditionnels – comme des chauffeurs de taxi et des employés de salon de manucure – des documents de consultation destinés aux victimes potentielles de la traite de personnes.

Recherches: Les recherches sur les besoins juridiques en évolution menées par Éducation juridique communautaire Ontario portent sur les circonstances dans lesquelles l'éducation et l'information juridiques sont efficaces, par exemple, quand elles peuvent être fournies sur une base autonome et quand elles doivent être accompagnées d'un autre service.

Notre contribution

860 travailleurs de première ligne formés, 2,3 millions de pages Web de renseignements juridiques consultées

Jenny Fortin

Défendre les droits des jeunes travailleurs

Se voir exiger des frais pour votre relevé d’emploi; gagner le salaire minimum des étudiants même après que vous êtes devenu admissible au salaire minimum général; recevoir des brà»lures au visage et à la bouche parce qu’aucune mesure de sécurité n’a été prise; être congédié parce que vous avez demandé un congé pour raisons médicales : voilà  des situations réelles qu’ont vécu de jeunes clients du Sudbury Workers Education and Advocacy Centre (SWEAC).

« Nous disons toujours que nous ne sommes pas ici pour vous dire que les employeurs sont mauvais », a expliqué Jenny Fortin, la directrice générale du SWEAC. « Cependant, certains employeurs profitent du fait que les jeunes ne connaissent pas leurs droits ou ont trop peur de s’exprimer et ils exploitent cette faiblesse. »

Le SWEAC aide à améliorer les conditions de travail des travailleurs de tous les âges ayant un emploi non syndiqué, à faible revenu ou précaire. Il offre une éducation et une information juridiques sur les normes d’emploi, la santé et la sécurité et les droits de la personne. La Fondation du droit de l’Ontario a financé le premier programme de sensibilisation du SWEAC pour aider l’organisation à entrer en contact avec les gens situés dans les zones périphériques de Sudbury, notamment en visitant les écoles pour renseigner les jeunes sur les droits qu’ils possèdent en tant que travailleurs. Depuis sa création en 2014, le SWEAC a fourni des services directs à plus de 300 personnes et a atteint plus de 1 400 personnes dans le cadre de ses activités de sensibilisation à l’éducation et l’information juridiques.

Jenny s’identifie aisément aux jeunes qui arrivent au SWEAC, parce qu’elle leur ressemblait beaucoup. Jenny est née et a grandi à Sudbury et a des antécédents d’emploi précaire.

« J’ai grandi au sein d’une famille ayant une conscience sociale et j’ai toujours été informée des questions sociales et de leur impact sur la société dans son ensemble – pas seulement sur l’individu », a déclaré Jenny. « Ce n’est que lorsque j’ai commencé à travailler dans le secteur du commerce de détail que j’ai pu constater de mes propres yeux les inégalités entre la direction et les employés et le fait que de nombreuses personnes avaient vraiment peur de signaler des problèmes à la direction. »

La plupart des jeunes arrivent au SWEAC parce qu’ils croient qu’ils ne sont pas rémunérés convenablement ou parce qu’ils sont victimes de harcèlement au travail. La plupart des interventions sont simples : par exemple, le SWEAC peut aider le jeune en appelant l’employeur ou en lui écrivant une lettre pour l’informer qu’il ne respecte pas la loi. Ce type de mesure est souvent suffisant pour régler le problème. D’autres situations justifient la prise de mesures supplémentaires, comme la présentation d’une réclamation en vertu des lois sur l’emploi, la santé et la sécurité ou les droits de la personne.

« Dans le cadre d’une réclamation en matière de droits de la personne, nous avons obtenu un bon résultat pour un individu appartenant à la collectivité GLBT », a déclaré Jenny. « Il était constamment victime d’intimidation au travail, au point o๠il a dà» obtenir des médicaments pour faire face au harcèlement. L’affaire s’est soldée par un règlement en espèces, mais le personnel du lieu de travail en question a également dà» recevoir une formation sur les droits de la personne et le harcèlement, ainsi que des renseignements sur la communauté GLBT. »

« La majorité des jeunes sont des travailleurs acharnés », a ajouté Jenny. « Plusieurs d’entre eux ont besoin de ces emplois pour survivre ou pour aider à compléter le revenu de leurs parents. Il ne s’agit pas seulement d’argent de poche. Nous voulons que les employeurs les traitent équitablement et d’égal à égal. »

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